Il faut d’abord essayer de prévoir
les émotions et les niveaux d’énergie,
l’état mental et psychologique,
dans lesquels tu pourrais (sûrement,
peut-être) te trouver à cette date-là.
Regarde les zones de couleurs
sur l’écran de ton calendrier :
la veille de la date proposée,
tu reviens d’un voyage.
Il te faudra quatre jours pour te reposer,
plus une semaine supplémentaire
pour trouver le courage de défaire
ta valise, de ranger tout le bazar éparpillé,
et de reprendre ta vie en main, te re-concentrer.
Ce week-end là, tu socialises.
Après, tu as deux jours, max, pour exister
en mode avion, en hors service,
puis tu as deux rendez-vous back to back,
chez le médecin puis chez ta psy.
Deux allers-retours en bus, en ville,
avec le chauffage qui te donne la nausée,
les gens et les voitures qui hurlent de tous côtés,
mais je pense que tu peux le faire,
on verra bien, ça se tente d’essayer.
En tout cas tu ne peux pas décaler
car le mois d’après c’est chaotique à souhait.
Tu déménages et ça, ouh lala,
ça va te prendre deux mois,
au moins, pour t’y habituer.
Je sais, ce n’est pas facile,
de devoir jouer constamment à Tétris
avec une vie et une réalité
dans laquelle ce que tu peux donner
est inférieur à ce que le monde
a à te demander. Mais, ma belle,
c’est le cerveau que tu as ;
on est coincés ensemble, toi et moi.

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