Je ne suis pas seule,
pas séparée,
et les saisons me traversent
et me changent
comme elles changent les arbres.
La natur et moi vivons
plus intense, plus présente.
On devient peu à peu l’hiver,
mais on ne se calme pas.
Il y a trop à observer
et à comprendre
dans le sable retourné,
dans le vol des oiseaux,
dans les creux et les flots
qui animent mon corps.
Je ne veux plus construire
de barrages nés de peur.
Je ne veux plus que peindre
sans trop choisir mes couleurs.

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