Je vis dans un poème,
un autel à la beauté
sur lequel se parsème
une vie en morceaux.
Tout en effigies,
symboles et tableaux.
Comme dans un film,
le soleil éclaire l'eau
de sa lumière saturée.
En tons de bleu-vert,
bleu-gris ou bleu-orangé.
Je m'émerveille, je rends grâce
pour la surprise qui continue.
Je suis muette face
à ce sentiment d'étendue.
* * *
Je marche sans chaussures,
sans peur, sur les trottoirs.
Je plonge dans l'eau,
et quand je broie du noir,
elle efface tout et laisse sur ma peau
une fraîcheur créatrice.
Debout, la mer à mes cuisses,
je me tiens au sable doux
sous la plante de mes pieds.
Et mes mains effleurent et dansent
avec la surface éveillée.
J'emporte avec moi
le sel sur mes dents
et le rappel que le souffle
est constant.
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